Max & Mary d'Adam Elliot





4, 5, 6 Mélie pain d'épice !
À propos d'Elly

Au loin des villages 
Panique au village
This is it 

Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 03:05
lemurien_girl_b.jpgréal: Les frères Coen
film:
Americain
sortie : 2009

Les Frères Coen
font partie des rares réalisateurs que je trouve franchement géniaux. On leur doit récemment Burn After Reading que j’avais adoré, mais aussi les énormissimes Fargo et The Big Lebowski (entre autre). Je sais qu’ils énervent beaucoup de monde et que leurs films ne plaisent pas à tous les coups, mais pour ma part, je trouve qu’ils ont un style de dingue et des idées sacrément originales comparées à toutes les merdes que nous sort Hollywood. Alors quand les frères Coen font un nouveau film, je suis la première à aller le voir. En plus de ça, la culture juive m’a toujours intriguée, alors évidemment que je me suis ruée sur ce film, qui en parle et déconne sévère dessus.Enfin un film qui parle des juifs sans Ben Stiller, et enfin un film pourtant comique sans gags grotesques. Une vision ‘fraîche’ du sujet, inspirée par la vie de ses réalisateurs et de leur enfance dans un milieu juif américain.

A Serious Man nous relate la vie de Larry Gopnick, un professeur de physique juif, qui va voir sa vie s’effondrer au fur et à mesure du film. Tout commence avec sa femme, Judith, qui lui annonce qu’elle demande le divorce, et qu’elle trouverai ça normal qu’il dégage gentiment de la maison pour qu’elle puisse s’y installer avec un des voisins, Sy Ableman, un étrange bonhomme un peu trop branché sur la communication. A côté de ça, son travail est loin de bien se porter, et il se retrouve vraiment plus bas que terre. A Serious Man, c’est aussi la vie de son fils Aaron, et de tout le quartier. Larry va tout faire pour remonter la pente et va pour ça se tourner vers différents Rabbins qui vont s’avérer incapable de lui apporter une aide constructive. C’est pile le genre d’humour que j’apprécie grandement : rien de lourd, des acteurs très justes, des dialogues vraiment poilants (surtout ceux entre Larry et un étudiant Coréen qui essaye de le corrompre pour avoir une meilleure note à son examen).



Michael Stuhlbarg(Larry) joue parfaitement bien l’archétype du looser, du pauvre type qui n’a rien demandé sinon qu’on lui fiche la paix et à qui il n’arrive que des malheurs. C’est un sujet que les frères Coen avaient déjà exploités dans leur film précédent, Burn After Reading, et qu’ils continuent de développer ici. Loin des héros beaux grands et forts des films Hollywoodien, Larry n’en reste pas moins un personnage attachant et extrêmement drôle.Richard Kind joue le frère de Larry, un attardé doué avec les chiffres qui passe sa vie à bloquer la salle de bain. C’est la première fois que je vois Richard Kind dans autre chose que Spin City, et c’était donc un véritable plaisir de le voir dans le film, malgré un rôle très secondaire.

Le premier Rabbin est interprété par Simon Helberg, que certains connaissent sûrement pour son rôle de Howard dans une des meilleures séries du moment : Big Bang Theory. Alors que Larry lui parle de ses problèmes, le jeune Rabbin s’obstine à lui parler...du parking, en tentant lamentablement d’y voir une métaphore de la vie. Génial. Par contre, je ne connaissais pas vraiment les autres acteurs mais ils font tous un travail formidable, surtout la femme, Judith, très très drôle tout en restant très très sérieuse.

Le film montre d’une manière comique la société juive américaine et leur culture. On y voit leur tentative de préserver le judaïsme tout en étant encré dans l’American Way of Life.

’ A Serious Man livre ainsi, pour la première fois de manière aussi explicite, une clé essentielle de l'oeuvre des frères Coen : sa filiation avec la culture juive américaine. La spécificité de ladite culture étant précisément sa difficulté à se situer par rapport à une filiation. Pour deux raisons : l'acculturation rapide de la communauté juive aux Etats-Unis, et sa sourde culpabilité devant l'anéantissement qui frappa, à travers le judaïsme est-européen, son terreau originel, dans sa forme traditionnelle (le monde de l'étude religieuse) ou profane (la langue et la littérature yiddish, la lutte politique pour l'émancipation). Le judaïsme américain devient donc au XXe siècle l'incarnation exemplaire d'un judaïsme que la modernité dilue dans l'incertitude identitaire et la perte de ses repères. Existentiellement douloureuse et spirituellement angoissante, cette situation se révèle artistiquement fructueuse, notamment sur le plan d'un des derniers "traits juifs" pouvant prétendre à la pérennité : l'humour.’ (Le monde)

Bref, tout est réuni pour faire un film vraiment cool à regarder. Mais je connais beaucoup de monde qui n’a pas du tout aimé le film et l’a trouvé chiant à mourir. Alors je ne sais pas, mais personnellement, j’ai passé un moment drôle, agréable et original. On est bien sûr loin d’égaler les anciens films des frères Coen, mais on s’en fiche. On sent ici que A Serious Man est un film beaucoup plus personnel, et il en est donc tout aussi intéressant à mes yeux.

Par Aye Aye - Publié dans : Film
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 19:17

réal: Stephen Meadows
film:
Anglais
durée : 75 mins
sortie : 2009

J’avais déjà adoré This is England du réalisateur Shane Meadows, et je suis donc allée voir ce film l’esprit léger. Ce film était censé être un court métrage, mais le réalisateur s’est retrouvé avec tellement d’images qu’il n’avait aucune envie de couper que ce petit projet a fini dans les salles de cinéma. Et j’en suis ravie !

L’histoire est celle d’un jeune gamin, Tommo, qui débarque des Midlands pour faire sa vie à Londres. Malheureusement, il se fait dépouiller, et n’a aucune endroit ou aller, et ne connaît personne. C’est alors qu’il fait la connaissance de Marek, un jeune immigré polonais qui habite avec son père. Les deux garçons se lient d’amitié, et errent dans Londres. Ensemble, ils retrouvent goût à la vie. Ils tombent tous les deux amoureux d’une française, et font les 400 coups.

C’est d’ailleurs un peu étrange de raconter l’histoire, car il n’y en a pas vraiment. Le film est juste un petit bout de vie agréable à regarder. Car au fond, il ne se passe vraiment rien pendant 75 minutes. Mais on s’en fout royalement. Déjà grâce a l’acteur Thomas Turgoose, qui jouait déjà dans This is England. On le retrouve avec joie, un peu grandi, mais qui a toujours cette gueule particulière qui nous colle à l’écran. Ce gosse est touchant sans avoir besoin de faire quoique ce soit. Et son partenaire Piotr Jagiello, c’est la même chose.

Shane Meadows revient au noir et blanc après son film 24 heures sur 24 et nous offre une jolie promenade dans les rues et les parcs de Londres. J’irai même jusqu’à appeler ce film un road movie, car même s’il ne s’agit pas d’un voyage à proprement parlé, c’est tout de même le même principe. On contemple, on se repose, on se sent bien.

Par Aye aye - Publié dans : Film
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 19:11
réal : Federico Fellini et Alberto Lattuada
film: Italien
durée : 4 minutes
sortie : 1950








Les feux du music-hall est un film de Federico Fellini et Alberto Lattuada, sorti en 1950. C’est un film italien et le titre original est Luci del varieta. Il est souvent attribué uniquement à Fellini, mais est bel et bien un travail de plusieurs personnes.

Le film raconte la vie monotone d’une troupe de music-hall qui ne connaît pas un très grand succès. Ils sont tous pauvres et doivent presque travailler gratuitement. Un des membres de la troupe, Checco, est persuadé d’être un grand artiste et rêve de monter sa propre troupe. C’est alors qu’il va faire la connaissance de Liliana, une jeune femme qui elle, rêve de devenir artiste. Il va alors la prendre sous son aile pour lui apprendre le métier, mais il va s’avérer que c’est elle qui va l’aider plus qu’autre chose. Dès son arrivée dans la troupe, Liliana fait sensation auprès d’un public essentiellement masculin, avec sa beauté hors du commun. Checco va tomber amoureux d’elle, et va tout faire pour monter une troupe avec. Malheureusement, celle-ci va vite comprendre qu’elle sait très bien se débrouiller sans lui…

Les feux du music-hall nous plonge dans les années 30 et dans le music-hall basique, qui fait piètre figure par rapport aux spectacles que l’on connaît de nos jours. Ce film m’a étrangement fait penser à la pièce de théâtre La compagnie Chopalovitch, qui racontait les déboires d’une troupe pendant la guerre. Ici, pas de guerre, mais l’ambiance reste la même : des artistes farfelus et trop sûrs d’eux essayent de survivre en jouant devant un public qui n’en a pas grand-chose à faire. Le film dure 94 minutes mais ne passe pas si vite que ça. Il est bourré de chansons et de musiques, certaines vraiment insupportables, et d’autres sympathiques. J’ai été ballottée entre un sentiment d’agacement et une agréable poésie qui est propre aux films de Fellini.



Le film était le premier film de Fellini en tant que réalisateur, lui qui avait toujours travaillé comme assistant et co-scénariste. L’actrice principale, Carla de Poggio, est la femme du réalisateur Alberto Lattuada, et a une beauté renversante qui m’a scotchée tout au long du film. La deuxième actrice principale du film est la femme de Fellini, que j’avais vu dans un de ses meilleurs films : La Strada. On pourrait donc dire que ce film a été réalisé par une grande famille, qui était aussi une bande d’amis : les réalisateurs, et leurs femmes respectives. Giulietta Masina (la femme de Fellini) reste assez imposante malgré un rôle secondaire. Le film est comparable à La Strada pour son ambiance triste et pauvre du monde du spectacle. Mais pour le reste, c’est incomparable, celui-ci est bien moins bien. Mais c’est un film d’essai, qui n’avait absolument aucun budget et qui n’a pas fait beaucoup de recettes à cause du manque de publicité. Les réalisateurs ainsi que les deux actrices principales n’ont pas été payés, pire, ils ont dû payer les acteurs de leur poche. Après ce film, ils étaient ruinés. Ils espéraient tellement de ce film qu’on imagine bien leur déception.

Malgré tout, Les feux du Music-Hall est le commencement d’une longue carrière pour Fellini. Il s’inscrit dans la lignée du néo réalisme mais en rajoutant beaucoup de poésie. Par son passé d’assistant, on voit bien que Fellini a beaucoup appris en côtoyant des grands metteurs en scène comme Rossellini. Fellini arrive toujours à m’emmener dans un monde, et il arriverait presque à me faire aimer la langue italienne, que j’ai pourtant toujours trouvée insupportable. Mais pas ici.



Le film reste tout de même sympathique à voir, et j’ai passé un bon moment. Les lumières sont vraiment remarquables, on se croirait sur une scène de théâtre à bien des moments. Les relations des personnages sont magistralement filmées, et peu de mots sont nécessaires. Et Carla de Poggio, mise en scène par son mari, est extraordinaire. Malheureusement, le non-succès du film l’a rendue malade et l’a dégoûtée de continuer le cinéma. Je trouve donc ça dommage que ce film soit autant méconnu, même s’il est de nos jours accepté à sa juste valeur. Je le conseille à tous les amoureux de Fellini et du cinéma italien, même si la majeure partie de la réalisation a été faite par Alberto Lattuada.
Par Aye Aye - Publié dans : Film
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus